Blépharoplastie chez l'homme : les spécificités

La blépharoplastie n'est plus une chirurgie féminine : les hommes représentent une part croissante des patients, souvent motivés par un air « fatigué » ou « sévère » en décalage avec leur énergie réelle. Mais un regard masculin ne se traite pas comme un regard féminin.

Un regard masculin a ses codes

Chez l'homme, le sourcil est naturellement plus bas et plus horizontal, et le pli de la paupière plus discret. Une chirurgie qui retirerait trop de peau ou remonterait excessivement le sourcil aboutirait à un regard féminisé ou étonné — l'écueil principal. L'objectif est inverse : un résultat que l'entourage ne remarque pas, sinon par un air plus reposé.

Ce que change la consultation

L'examen distingue l'excès de peau (dermatochalasis), la chute du sourcil et un éventuel ptosis — trois problèmes fréquents chez l'homme de 50 ans et plus, aux traitements différents (notre article ptosis ou excès de peau ? détaille cette distinction). Les poches sous les yeux relèvent de la blépharoplastie inférieure, souvent par voie transconjonctivale, sans cicatrice visible.

En pratique

La technique opératoire est proche de celle de la blépharoplastie supérieure classique : anesthésie locale avec sédation, geste ambulatoire, fils retirés vers le 7e jour. La peau masculine, plus épaisse et plus vascularisée, peut donner des ecchymoses un peu plus marquées ; la reprise du travail se fait généralement en 7 à 10 jours. Côté prise en charge, les règles sont les mêmes que pour tous : fonctionnelle si le champ visuel est amputé, esthétique sinon — voir notre article prix et remboursement.

Enfin, la discrétion fait partie de la demande masculine : cicatrice cachée dans le pli, résultat progressif et naturel. C'est précisément le savoir-faire de l'oculoplasticien, chirurgien spécialiste des paupières.

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